Auteur/autrice : Robert Baronet

Emma André

Pour son épreuve synthèse de programme, Emma André s’est jumelée avec une finissante en création mode du campus Notre-Dame de Foy Anne-Marie Bouffard. Ils ont toutes les deux convenus de lieux pertinents pour mettre en valeur la collection d’Anne-Marie et réaliser une série photographique mode.

Benjamin Marilley

Benjamin Marilley s’est rendu avec un groupe d’intervention humanitaire formé au Collège de Matane par les responsables du département de Techniques infirmières. Pour Benjamin, l’expérience consistait à documenter les interventions du groupe qui visaient à instruire les habitants de petits villages en retrait des grands centres, en ce qui a trait à aux pratiques sanitaires usuelles.

Mégane Lestienne

Sculpture Humaine

 Avec « Sculpture humaine », une série de douze photographies, j’ai voulu traiter le thème du corps de l’Homme dans l’environnement non naturel. Le modèle a une pose atypique, qui prête à la réflexion : est-ce un montage ? Une œuvre surréaliste ? Est-ce une position quelque peu acrobatique réalisée devant l’objectif ? Quoi qu’il en soit, cette pose absurde et inattendue ne laisse pas indifférent.

Le corps humain est traité de façon systématique et répétitive, dans des endroits fermés et impersonnels du quotidien, dans lesquels on ne s’y attarde pas et auxquels on ne prête jamais une grande attention : devant des murs blancs, dans des toilettes publiques, des couloirs, des salles. Sur une partie de la série, le corps est un objet parmi l’environnement, il s’y fond sans y faire de vagues, contrairement à l’autre.

La recherche des lieux est tout aussi importante que celle de la pose atypique du corps : ils dégagent une ambiance froide, ce qui provoque un contraste avec la position du corps qui fait parfois sourire. La présence des corps donne de l’importance aux lieux : sans eux, les photographies n’auraient pas d’impact.

Trois aspects sont mis en avant. Sur certaines, la symétrie est primordiale. Le corps en devient même le centre. Sur d’autres, le corps n’est qu’un objet, une statue, parmi les autres éléments d’un débarras. Sur une photographie en particulier, le corps est présenté comme à un spectacle, il est mis sur un piédestal sur une scène.

Le corps réduit à l’état d’objet par la pose sculpturale est le point commun de cette série. Ces photographies auraient pu être réalisées avec n’importe quel autre élément qu’un corps.

Mégane Lestienne

Kassandra Reynolds

Kassandra définit elle-même son travail:

« L’errance c’est la marche, c’est jeter un regard sur mon quotidien, sur l’espace qui m’entoure, sur les objets qu’on laisse à la traîne. J’ai toujours avec moi mon appareil photographique, j’aime l’idée de fixer sur la pellicule argentique tout ce qui me semble intéressant. Je m’attarde surtout à ce qui  a du vécu, à ce qui est usé par le temps. J’aime le passé, car il raconte une histoire. Je prends donc tout mon temps lorsque je me promène. J’ai l’impression que les choses, possèdent une âme une sorte de présence où on y retrouve de la vie.  C’est à mon avis parce que l’homme est passé par là et y a laissé sa trace. Je laisse alors à mon imagination le soin de créer des histoires et j’utilise la caméra pour vous les raconter. Il n’y a rien de tracé à l’avance, je pars, je marche, j’erre vers l’inconnu. »

 

C’est bien moi, je me sens bien et je sais qui je suis réellement.

David Béland

Le travail de David s’inscrit dans cette nouvelle tendance de la photographie de nature qui se veut expérimentielle. Elle traduit la grandeur des paysages gaspésiens tout en profitant des grands espaces pour s’adonner aux activités de plein-air que favorise notre région.

Arthur Bresset

Arthur interroge l’idée même de la photographie en interprétant l’image transposée sur le verre dépoli.

Morgane Campergue

Morgane Campergue s’intéresse au corps humain et aux légères traces laissées par l’usure du quotidien. Que ce soit à travers l’usure des vêtements, celle de la fatigue ou tout simplement du temps, les photographies de Morgane traduisent à la fois la matière de la lumière et celle de la peau. Voici ce qu’elle dit au sujet de son travail: «Cette série présente des nus artistiques. Je me suis d’abord attardée sur la beauté du corps, puis j’ai ensuite voulu dévoilé certaines imperfections qui font que chaque corps est unique. Et également un but de montrer que les défauts peuvent être très beaux, eux aussi. Je ne suis pas dans une sublimation du corps humain même si l’on sait à quel point il peut être fascinant. J’ai choisi de le montrer tel quel, beau et parsemé de quelques blessures et quelques marques quotidiennes. J’ai pris l’initiative de ne pas montrer de visage pour garder intact l’intimité de chacun, et de ce fait que tout le monde puisse s’identifier à ces photos.»